mercredi 17 février 2016

Certitude absolue

Je n'ai pas de certitude absolue. En avoir serait se rapprocher d'un totalitarisme ou d'un dictat. Les savants peuvent ériger des certitudes face à la réalité de la nature ou du cosmos qu'ils étudient, pourtant ils cherchent toujours à comprendre à découvrir. Leur savoir est une étape pour faire encore un pas de plus, trouver ce qui échappe à leur compréhension et d'où naîtra une autre question. On ne peut plus dire aujourd'hui que la terre ne tourne pas autour du soleil mais il y a tant à comprendre encore sur l'origine de la matière de la lumière.   « La floraison des cerisiers ne dure pas. L'essentiel on l'attrape en une seconde. Le reste est inutile. »*  

*Christian Bobbin

Les 366 réels à prise rapide sont des exercices de style tels qu'en propose le recueil éponyme de Raymond Queneau. Écrire sur le vif en 100 mots

lundi 15 février 2016

Serrer

J'ai serré dans mes poings le temps qui s'enfuyait, les rêves qui s'envolaient. J'ai souri à la vie qui restait entière dans chaque instant de lumière, dans chaque chemin creux, dans chaque bois, dans chaque fleur, dans chaque regard, dans chaque poème, dans chaque mot. J'ai ouvert les mains, je n'ai plus compté les mots. J'ai desserré les liens. J'ai pris ce qui venait, à pleine brassée à pleine gerbe. J'ai laissé les rires les matins les chagrins les joies les peines aller leur chemin.

Les 366 réels à prise rapide sont des exercices de style tels qu'en propose le recueil éponyme de Raymond Queneau. Écrire sur le vif en 100 mots

dimanche 14 février 2016

Action de votre corps, que des verbes

Respirer serait le plus fondamental, la première action de l'être à sa naissance. Regarder serait la deuxième, bouger gesticuler de tout son corps, puis un jour se mettre debout et marcher, ce moment essentiel dans la vie. Parler vient aussi dans cette même période, comme si marcher, tenir en équilibre et associer des syllabes pour en faire des mots étaient en quelque sorte des actions parallèles et complémentaires.. Un défi à la pesanteur, un défi à la lourdeur du cerveau, son incomparable passivité et paresse. Réunir ses forces en un geste souple et harmoniser ce mouvement de la marche qui paraît aller de soi mais qui est d'une telle complexité, et puis restituer les mots que l'on entend autour de soi, les lancer dans l'espace comme une balle qui résonne, la rattraper encore et encore, jouer avec elle et parler! Quelle complexité aussi! S'il fallait rajouter quelques verbes à la liste je glisserai danser nager rire écrire rêver sentir goûter...  


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samedi 13 février 2016

Végétal

Dans la forêt d'ormes les feuilles ocres forment un paysage végétal, un tableau où des femmes sveltes se fraient un chemin entre les arbres. Filiformes elles passent du monde des plantes à celui de la terre brune, celui  du bois dur et dense. Les pins sylvestres s'élancent dans le ciel, elles entourent leurs écorces rouges de leurs bras pâles. Elles ne sont qu'un fil d'argent qui relie nos rêves et nos espoirs à la dure réalité. L'aube les rejoint le matin. Elles demeurent un instant immobiles avant de disparaître dans la lumière.
                         
                         O clef des songes perdus
                         dansez déesses
                         âmes sylvestres des bois
                         et des rameaux
                         le roi des aulnes
                         passera bientôt 

Pour écrire ce texte je me suis inspiré du tableau de Mariad  voir  ici


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vendredi 12 février 2016

L'imprévu

Cette soirée était prévue depuis longtemps mais ce que je n'avais pas prévu c'est le ravissement au sens de enlèvement emprise séduction. Oui ce fut le cas dans dans ce concert «cris d'écrits» ou le groupe rock «Barrio populo» mettait en musique Prévert Rimbaud Appolinaire Paul Fort, Brassens Férré Barbara, sur une musique endiablée jazz rock et un chanteur totalement habité par ces mots, ces poèmes. L'âme des poètes semblait vibrer encore et ça, ce fut imprévu, l'embrasement de mon être d'un feu solaire, inattendu mais bienvenu. Cela fait tant de bien la force des mots, la force du cri de la poésie qui se donne, qui sort des livres et qui brûle et consume nos âmes!Une bien belle soirée ! Voir ici


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jeudi 11 février 2016

Noir

Noire comme la nuit
Noir comme Soulage ou atteindre un au delà du noir
Noir comme le cygne noir tuant le cygne blanc
Noir comme le signe du tao épousant le blanc
Noir comme le vide sidéral, là où la matière est tellement dense qu’aucune lumière ne la traverse
Noir comme le drapeau du désespoir quand on ne croit plus au pouvoir
Noire comme la robe que tu aimerais porter pour aller danser
Noirs comme les bas gainant les jambes intouchables
Noir comme le merle qui siffle de son bec jaune trouant la ténèbre
Noir comme le corbeau bleuté inquiétant
Noir comme le café du matin chassant les idées noires


                                                                       Soulage



Les 366 réels à prise rapide sont des exercices de style tels qu'en propose le recueil éponyme de Raymond Queneau. Écrire sur le vif en 100 mots


mercredi 10 février 2016

Notes

Petit air qui trotte dans la tête. Trois petites notes qui s'envolent et vous ramènent un souvenir. Une chanson fredonnée sur le trottoir d'un lycée. Chansons autour d'un feu sous les étoiles. Petites notes, perles rares que l'on retient au creux des mains, qui réchauffent et ballaient le vague à l'âme, reviennent avec Barbarra Brassens Moustaki Jean Ferrat Graeme Allright  « Et si jamais la nostalgie te prend     Tu peux toujours imaginer le pire           Sans que jamais personne ne puisse dire          Quand ça viendra              Et si jamais la nostalgie te prend            Tu peux toujours essayer de poursuivre     Cette comète noire qui t'enivre           Et qui s'en va » (Férré)