Lorsque
j'ai regardé l'heure à la tour de l'horloge, il était midi et je
devais encore faire le tour des magasins des rues piétonne de La
Rochelle à la recherche d'un petit bateau en bois. Les rues étaient
pleine de monde malgré l'heure tardive et le soleil brillait sur l'eau
du porc. Entre les deux tours celle des quatre Sergents et la Tour
Saint Nicolas une échappée de bleu vers le grand large. Ça faisait toujours rêver mon père et il s'échinait à peindre cette lumière
dans ses tableaux, je me contentais de contempler dans un total moment de dilettantisme.
vendredi 18 mars 2016
jeudi 17 mars 2016
Fallait pas que
Il
ne fallait pas qu'on parle trop, ne rien dire de ce qui était vrai.
Si on prononçait les mots interdits, les regards se fermaient. On
faisait semblant, on avançait masquer, on se conformait à une
parodie de vie. La vraie , la sienne bien cachée enterrée au fond
de soi, sous des couches de peur. Parfois à l'aube je m'éveillais
avant tout le monde, je me levais en hâte, je sortais sur la route,
je marchais, je sentais la lumière sur ma peau. Ces moment étaient
miens. Je les vivais dans une transe animal où j'absorbais la
réalité vraie.
mercredi 16 mars 2016
La beauté de l'image
Jusqu'où
mène la solitude, est-ce dans la tourmente, dans l'oubli de tout, comme dans ces hauts plateaux de Lozère, enneigé et venteux. Un
effroi surgit de la beauté de l'image. Ces deux sentiments nous
saisissent, le sublime et l'angoisse. La perte de tout, de son
identité même, une beauté implacable, froide qui glace le cœur.
Est-ce possible un tel tourment, un si rude hivers. Certains s'y sont
perdus à jamais. On les retrouve ces visages hagards au regard perdu,
ces hommes sauvages et fous que le monde a rejeté, à l'asile de
Saint Alban. Ils ressemblent à ces paysages tourmentés.
Photo extraite du film les tourmentes de Pierre Yves Vandewerd
mardi 15 mars 2016
Petite satisfaction personnelle
Aujourd'hui juste le soleil et l'instant bleu du matin, qu'on peut prolonger autant que l'on veut. C'est plus qu'une satisfaction c'est un grand luxe. Combien je donnerai pour que beaucoup de personnes puissent vivre ces moment simples riches de contemplation de beauté de silence. Je n'ai rien fait pour les obtenir, ni fortune, ni privilège,. C'est à portée de main, si on veut bien se baisser pour les cueillir, quand on se suffit de peu. Pierre Rabhi appelle ça la sobriété heureuse. C'est la lumière, la terre qui donne sa généreuse semence, les fleurs qui nous comblent de leur présence, de leur couleur, les oiseaux qui enchantent et on murmure je suis en vie encore un jour!
lundi 14 mars 2016
Moment de solitude
Moment
de solitude si important pour se construire. Un maître que j'ai
connu parlait de la solitude essentielle, celle choisit pour se
trouver, se connaître, au delà du regard d'autrui, lorsque face à
soi même on se révèle sans masques et sans faux semblant. La
solitude peut peser lorsqu'elle est angoissante pesante enfermante
mais j'aime les moments de solitude dans la nature, avec un livre, ou
à écouter de la musique. Est-on jamais seul quand les choses
bruissent autour de nous, le silence permet de méditer sur la vie,
sur le sens ou le non sens de ses actes. Silence et solitude sont
liés en une fine trame où se tisse la pensée lentement.
dimanche 13 mars 2016
Il a dit
Il a dit reposons nous près de cet arbre, à son ombre, peut-être trouverons nous notre chemin après ce temps de repos ? Il a dit nous sommes perdus mais nos cœurs ne sont pas morts. Il parlait doucement et le vent emportait ses paroles sur la terre sèche. Il nous faut marcher encore vers le nord, vers l'étoile polaire, le vent nous portera quand la fatigue sera trop forte. Il ne faut plus fuir les fantômes de la peur, nous ne savons rien de demain, prenons le doute comme compagnon, allons jusqu'au prochain oasis nous abreuver du chant de l'eau, du rire des étoiles, de la couleur de l'espoir, trouver des mots en soi pour ne pas perdre la raison. Écrivez dans le sable avec vos doigts pour ne pas mourir.
samedi 12 mars 2016
Facile facile
Facile,
facile de mettre un pieds devant l'autre et d'avancer mais quand le
corps se coince, se bloque cette évidence est fracassée. Facile,
facile de respirer mais parfois quelque chose ou quelqu'un vous coupe
le souffle, la fumée de la ville ou un virus et cela devient un
enfer de retrouver un peu d'air entre deux quinte de toux. Facile,
facile d'être heureux mais parfois une angoisse, une souffrance vous
cloue sur le lit de la peur. Facile, facile quand on est né dans un
pays en paix de regarder le ciel et de s’enivrer de bleu, de lumière, de regarder le ciel limpide, sans bombes.
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