Avez vous vu l'oiseau bleu? Ce ne sera pas vrai ce ne sera personne. C'est une question imaginaire à une personne imaginaire, mais cette question je la porte en moi depuis si longtemps. C'est peu-être la quête du bonheur? Qui peut savoir? La quête de l'enfant dans les contes, errant dans d'immenses pays aux forêts sombres, marchant dans des collines balayées par le vent, allant à la source des fleuves, frappant aux châteaux de passage pour demander sa route; mais méfiance l'ogre n'est pas loin, il guette sa proie, il a déjà tué l'oiseau bleu. Il n'y aura donc pas de réponse à la question. Il reste cependant encore un espoir, l'oiseau ne serait pas mort, il se cache dans les mots, dans les lettres. Pour ne pas perdre le nord je cherche et traduis des mots dans des lettres aux arabesques gracieuses rouges et ors, aux plumages bleus et je remonte à la source du langage.
vendredi 13 mai 2016
La toute première question qu'on va vous poser
Avez vous vu l'oiseau bleu? Ce ne sera pas vrai ce ne sera personne. C'est une question imaginaire à une personne imaginaire, mais cette question je la porte en moi depuis si longtemps. C'est peu-être la quête du bonheur? Qui peut savoir? La quête de l'enfant dans les contes, errant dans d'immenses pays aux forêts sombres, marchant dans des collines balayées par le vent, allant à la source des fleuves, frappant aux châteaux de passage pour demander sa route; mais méfiance l'ogre n'est pas loin, il guette sa proie, il a déjà tué l'oiseau bleu. Il n'y aura donc pas de réponse à la question. Il reste cependant encore un espoir, l'oiseau ne serait pas mort, il se cache dans les mots, dans les lettres. Pour ne pas perdre le nord je cherche et traduis des mots dans des lettres aux arabesques gracieuses rouges et ors, aux plumages bleus et je remonte à la source du langage.
jeudi 12 mai 2016
Fragments d'aujourd'hui raconté en poésie
Je
ne sais pas faire de la poésie
ni avec
mes mains ni avec ma tête
ne
suis pas digne ne suis pas prête
trop
d'orgueil
outre
vide
sac
d'os
tête
en vrille
Je
contemple
ce
trou noir
lamentation
de biche
appelant
son faon
je
n'ai pas vu
les
aubes se succéder
ne
peux rien en dire
j'ai
fermé
paupières
et volets
dans
le noir absolu
j'écoute
le sang pulsé
je
n'écrirai pas
je resterai l'enfant
tenant
la main de son père
humant
l'odeur de tabac blond
émerveillé
immortel
et plus
jamais plus jamais
ne
mettrai de poèmes
dans sa boite à pipe
L'océan
ne me prendra pas par la main à la fin
bien
avant je jetterai
tous
les feuillets les carnets
dans
les vagues hautes
le
papier mouillé d'écume
d'embruns
de larmes
sera mon tombeau
mercredi 11 mai 2016
Une multitude de
Ainsi nous suivons le fil à travers des multitudes de possibilités et avec une stratégie d'incertitude nous avançons. A chaque pas s'ouvre un nouveau possible. Cette potentialité en l'homme de l'espérance à l'épreuve de la réalité, d'essayer toutes les hypothèses, telles des fractales se diffusant à l'infini dans l'espace. Destin et coutume s'opposent mais ils produisent le même effet, la répétition par les usages immémoriaux, les croyances ancestrales. Rompant avec eux on s'éprouve dans son unicité , mais on éprouve aussi la division du sujet, au risque de se perdre, ou de reproduire à nouveau les schémas inconscients du destin.
lundi 9 mai 2016
La ligne qui va
Faire revenir du passé les images, les
sensations non par nostalgie mais pour renouer avec une intensité
de vie, de bonheur. Tenter de s'y accorder avec toutes les couches
rajoutées depuis . Défaire les constructions, suivre la ligne qui
va de soi à soi, l'actualiser dans l' aujourd'hui. Préserver la vie
d'une parole, la placer dans un horizon plus vaste, prendre au mot ce qu'on est. Ce qu'on saisit à la volée, prend forme
sous nos yeux, révèle sa logique, sa cohérence, dans une lente
remontée mot à mot, au cœur de ce qui est une pensée. Ce sont moins
les mots qui guident, que essayer de dire un incertain de soi, un
inconscient partout présent, difficile à cerner mais essentiel,
quelque chose qui nous pétri, dont on est le ferment et dont on essaie d'accoucher.
vendredi 6 mai 2016
Un carré parfait
Enfin la douceur de l'air, enfin la joie de contempler le ciel, les prés,
devant la fenêtre grande ouverte comme un bateau sur le large.
Sentir la brise douce sur son visage, écouter le chant des oiseaux, des grillons. Rien d'autre ne
vient interrompre cette méditation heureuse. Les hautes ombres des
arbres s'étendent sur les collines vertes. Le bruit du vent dans les
sapins fait un mugissement de mer. Fermer les yeux et l'embarquement
pour le rêve est permis. Je pourrai tout aussi bien dessiner un
carré parfait. Le bonheur ça a quelle forme?
mercredi 4 mai 2016
Aujourd'hui ce qu'il y a dedans
Je n'avais pas ouvert les petits galets recouverts de papier bleu, préférant les imaginer poser sur le sable de l'île, de toute couleur, de toute forme, troués parfois, et vous marchant doucement sur la plage pas loin du phare, le regard posé au sol à la recherche de ces petits trésors. Chacun d'eux étant un morceau de vos cœurs, je les garde bien à l'abri dans le papier bleu, qui m'évoque aussi le ciel de l'île et même celui qui cache un intrus, peut-être un coquillage, restera caché, protégé comme le secret, de vos âmes de poète et de peintre.
mardi 3 mai 2016
Sucré
Le
bonheur aurait-il un goût sucré? Je me souviens des soirs d'été
où l'on allait à vogue* dans la petite ville du bord de mer en
Charente. Il y avait des vendeurs de sucreries dans des roulottes .
Parfois notre mère nous achetait une gaufre au sucre ou à la
chantilly, elle fondait encore chaude dans la bouche, on s'en léchait les doigts, ou bien c'était une chique, sorte de long bâton de sucre de couleur, qui s'étirait sur une machine bizarre, que l'on
mangeait vite avant qu'il ne durcisse et qui collait au dents. Ça
n'était pas à chaque sortie, c'était au bon plaisir de notre mère,
on ne demandait rien, mais quand ça survenait, on était heureux. Mon
frère était un peu amoureux de la vendeuse moi j'étais amoureuse
de l'océan, du bruit des vagues la nuit, des soirs enjoués où
couverts de pulls et de bonnets on ne sentait pas la fraîcheur océane,
mon père et ma mère riaient ,fumant une cigarette. Amoureuse du bonheur.
*Le mot vogue est un mot de chez nous (Loire) désignant une fête foraine avec des manèges et des marchands de sucreries ambulants
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